NQI était partenaire de l'université des TIC pour les territoires, Ruralitic 2010. Cette 5ème édition s'est déroulée les 30 et 31 Août 2010 au Palais des Congrès d'Aurillac. Le programme très riche se composait de plénières, de tables rondes et de sessions pratiques autour de 6 sujets majeurs : le haut débit, la TNT, Le rôle du numérique dans le développement économique, l'e-éducation, la mobilité et l'e-démocracie.

Force est de constater que ces sujets intéressent beaucoup les collectivités dites rurales car, passées les difficultés pour atteindre Aurillac, l'organisation a réussi à réunir une audience importante provenant de toute la France. La richesse des intervenants représentant tous types de collectivités a permis d'avoir un ensemble de conférences très enrichissantes malgré un timing serré laissant peu de place aux questions.
La présence parmi les invités de nombreux hommes ou femmes politiques a largement orienté les échanges vers la question du très haut débit. En effet, échaudés par leurs mauvaises expériences avec les réseaux mobiles et le haut débit, les politiques se sont fortement engagés sur cette problématique. Ce sujet a eu tendance à en éclipser d'autres comme l'utilisation des nouvelles technologies dans l'amélioration de la relation entre collectivités et citoyens, l'éducation ou le pilotage de l'action publique (notre sujet de prédilection chez NQI !).
Au cours de ces 2 jours, les échanges que nous avons eu avec les participants confirment que le développement de ce type d'applications dans les collectivités rurales passe par la mutualisation. En témoigne la présence des représentants de 3 structures très dynamiques : le GIP e-Bourgogne, e-Mégalis (Bretagne) et Manche Numérique. Ces derniers ont rappelé que, si les collectivités rurales souhaitent tirer un maximum de bénéfices des nouvelles technologies, elles doivent absolument se regrouper au sein de structures intercommunales ou de groupements plus larges.
Les premières étapes de cette mutualisation tournent beaucoup autour de la gestion des marchés publics et de la dématérialisation mais nul doute que cette dynamique permettra à ces structures de proposer des nouveaux services orientés vers la gestion interne des collectivités et les relations avec les citoyens.
Enfin, comme l'a souligné un intervenant, la nouvelle génération d'électeurs est en attente de transparence et d'informations en temps réel. Les nouvelles technologies et plus particulièrement celles issues du "Web 2.0" donnent l'occasion aux collectivités de moderniser leur image et leur relation avec les citoyens. Une chance à saisir absolument !